paru dans Le Vif/L’Express, Belgique, 3 février 2017

« Inspiré entre autres du musée à croissance illimitée tel que l’avait formulé Le Corbusier, Beaubourg semble voué à une perpétuelle expansion. On peut toutefois se demander comment une telle machine peut rester en phase avec la création et la société contemporaine. Beaubourg doit faire face à d’importantes mutations technologiques, artistiques, urbaines, civilisationnelles. L’Occident vit à nouveau une crise sociale, culturelle, politique, exactement comme à l’époque où Beaubourg surgit. Une nouvelle idée est peut-être nécessaire. » Pauline de La Boulaye

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paru dans Le Bilan des Auteurs #3, publication de la Scam* Belgique, juin 2016

Voici quatre lieux singuliers à Bruxelles. Quatre lieux qui ont été – un temps – laissés à l’abandon. C’est durant cet épisode de désaffectation, quand plus personne n’est là pour repousser la nature, que l’on se met à les appeler des « friches urbaines ». Il n’y a pas de label, pas de loi qui décrète et reconnaît une friche urbaine. Cela s’installe tout seul dans les représentations collectives du quartier, des passants, dans l’inconscient de la ville. Chacun peut y projeter ses envies, ses angoisses, ses rêves. Cette parenthèse dans la densité urbaine ouvre des perspectives. Jusqu’à ce que la friche soit convertie, re-pro-gram-mée. Mais quand la parenthèse dure, ce qui est courant à Bruxelles, des personnes se mettent à prendre soin de la friche. En l’absence d’affectation, une sorte d’affection lui est portée. C’est ainsi qu’elle devient un territoire alternatif, un lieu où une autre urbanité est possible.

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publié dans Stradda magazine de la création hors les murs, n°38/39 été 2016

« Il est une question qu’il faut se poser sans répit : où et comment rendre aux hommes l’art de vivre et de mourir ? » Antonio Bertoli, Astres et désastres, chants de la transition, éditions maelström reEvolution, Bruxelles, 2016.