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Voici l’énergie qui me pousse à traverser les murs, les images et à éprouver les lieux et nos manières d’habiter. Merci Benoit Dochy pour cette photo volée lors du 4ème et dernier jury de architectures ! inventaire collectif.

Cette étape se jouait à Bruxelles avec un jury symétrique d’architectes et d’habitant.e.s. Elle succédait à 3 jurys-étapes à Tournai, Liège et Pont-à-Celles.

Entre juin et octobre 2019, nous avons habité l’espace public 24h/24, rencontré des riverain.e.s et acteur.trices de terrain, visité 28 constructions, interrogé les architectes, débattu sur les places avec les habitant.e.s et les expert.e.s…

L’épreuve du terrain et la répétition de 3 assemblées publiques ont affiné une mécanique participative au départ hypothétique. Des différents jurys que j’ai organisés (et c’est un exercice qui me tient à coeur depuis mon projet « l’art hors-la-loi » en 2008), je suis particulièrement étonnée de la justesse de celui-ci entre expertises et usages, entre savoirs et pratiques. Cela demande un travail abyssal de remises en question et de précision pour dérouter autocensure, plafonds de verre ou violence institutionnelle qui s’invitent parfois dans des processus de décision publique. Car il s’agit bien ici d’influencer les formes de nos lieux de vie à venir.

Je suis donc transformée par cette expérience unique, fruit d’une précieuse co-contruction avec l’architecte Gilles Debrun et le collectif artistique Habitants des images. Il nous faut désormais co-écrire le livre dans lequel vous découvrirez 45 constructions sélectionnées à l’issue d’une épopée de 4 jurys-étapes, où rien n’a été laissé au hasard et les arbitrages ont été pesés au travers de 4 critères : environnement, gouvernance, social, esthétique. Sans oublier les actions engagées pour transformer nos villes, nos paysages et nos vies que nous avons recensées.

Merci à la cellule.archi, de la fédération Wallonie Bruxelles et à WBArchitectures d’avoir choisi notre proposition et de nous accompagner dans ce chemin pavé d’inattendus.

Merci à tou.te.s les personnes rencontrées en chemin.

Pour nous rejoindre https://architectures2016-2019.com

Pauline de La Boulaye

Conférence dans le cadre du colloque international – de la subversion à la subvention : l’art urbain entre pratique illégale et commande publique à l’âge du capitalisme culturel

Université libre de Bruxelles, Faculté d’Architecture La Cambre Horta, Bruxelles

jeudi 29 novembre 2018

Julien Celdran, Paraboles Custom 2, rue Navez, Schaerbeek, 2011

Julien Celdran, Paraboles Custom 2, rue Navez, Schaerbeek, 2011

Résumé


En art comme en politique, se pose la question de la représentation. L’art urbain au sens large se trouve au centre de cette question. Il oscille entre les codes mainstream de la société de consommation, les critères officiels de l’art, et la réalité urbaine avec ses enjeux sociétaux (migration, environnement). Or, le vécu des citadins reste souvent coupé des formes qui les entourent. Je m’intéresse aux artistes qui cherchent à recoudre cette coupure. Pour eux, co-habiter est un art politique : ils expérimentent la vie en commun (friches, fabriques) et initient des pratiques artistiques urbaines impliquant les habitants. Quelles perspectives d’évolution pour ces artistes dans les projets de ville ?

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Colloque international

Université libre de Bruxelles, Faculté d’Architecture La Cambre Horta, 19 place Flagey, Bruxelles

mercredi 28 – jeudi 29 – vendredi 30 novembre 2018

Entrée libre

L’art urbain entre pratique illégale et commande publique à l’âge du capitalisme culturel

Argument du colloque

Comme toutes les grandes villes européennes, Bruxelles est touchée depuis des années par une vague d’interventions artistiques en marge des institutions traditionnellement à la manœuvre pour la gestion de la culture dans l’espace public. Du Street Art aux arts performatifs, nombre de pratiques créatives ponctuent désormais l’espace et le temps des usagers de la ville. Réalisées à l’origine dans la clandestinité et en toute illégalité, leurs auteurs ont gagné d’abord en reconnaissance auprès des citoyens puis des institutions – monde de l’art, autorités publiques, marché privé.

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conférence pour l’inauguration de l’école supérieure des arts du cirque – ésac, Bruxelles le 20 avril 18

Intention

Le monde est dans la salle, sur les gradins. Le monde ce sont les autres, ceux qui regardent. Ceux qui font fonctionner le « corps social ». Et sans qui le spectacle n’a pas lieu. Les artistes de cirque en font partie, du « corps social » et en même temps, ils / elles sont à la lisière, au bord, à la frontière. Elles / ils questionnent les normes du « corps social » : repoussent les limites des corps, défient la mort, détournent des objets, fissurent les images-écrans, fabriquent des espaces autres, expérimentent des formes d’autonomie collective. C’est ainsi que depuis l’Antiquité, ils / elles dénouent nos regards, désegmentent le monde et assouplissent le « corps social ».

Conférence

J’ai le sentiment que c’est important ce nouveau départ pour l’ésac à Bruxelles en 2018. Parce qu’une école supérieure pour les arts du cirque, c’est rare, c’est fragile et ça n’existe que depuis les années 80 en Occident (mettons de côté la Chine et la Russie.) Read More