archive

Archives Mensuelles: septembre 2015

CARE est un nouveau master en pratiques de l’exposition à Bruxelles
signé académie royale des beaux-arts en synergie avec la centrale for contemporary art

Le mot anglais care vient du latin cura : soin, extraction d’une cavité. Cura hante bien des mots dans beaucoup de langues, et en particulier le mot curator. Depuis le 18ème siècle, la traduction en français est “conservateur“ : celui qui prend soin des collections des musées et organise leur mise en exposition.

Récemment, curator est employé sans nuance pour désigner celui ou celle qui propose une sélection de contenus. Dans le monde virtuel, des data curators choisissent, éditent et partagent des informations. Ils pratiquent une extraction superficielle d’un puits sans fonds : Internet. Tandis que, dans l’effervescence artistique contemporaine, des curators sélectionnent, ex-posent, mettent au-dehors, ce dont ils souhaitent partager leur intérêt, leur conviction, leur quête.

Cura hante le mot curiosité et c’est elle qui guide les nouveaux curators comme elle inspirait les collectionneurs pour leur cabinets de curiosité. Hors du musée, des centres d’art, les nouveaux curators cherchent aussi à fabriquer des espaces autres. Depuis un demi-siècle, on les a vus créer de nouveaux plateaux et autres territoires dans des biennales, des festivals.

Et maintenant ? La production artistique dans les villes occidentales ne cesse d’augmenter et avec elle la nécessité d’ex-poser, faire trace. Il s’agit ici d’inventer votre métier. CARE est un incubateur pour votre projet embryonnaire. Tout l’enjeu sera de contextualiser ; c’est-à-dire créer un format adapté, une communauté et une économie pour les objets de votre curiosité. Soigner leur inscription dans l’espace et dans le temps.

Pauline de La Boulaye, professeure invitée CARE à partir de cette rentrée 2015

Pour plus d’informations :

http://www.centrale-art.be/events/care/

http://www.arba-esa.be/fr/site.php?cid=18&pid=270

English version here : Read More

Publicités

Parce que Serge Gruzinski vient de recevoir en Chine le grand prix international d’histoire

Parce que sa pensée n’a pas pris une ride

Parce que depuis 1999, son ouvrage La Guerre des Images de Christophe Colomb à Blade Runner est un pilier de ma bibliothèque

Parce que s’écrit avec lui en ce moment-même au Brésil une autre histoire du monde (désenclavée de notre européanocentrisme)

Voici un de mes tous premiers articles

Entretien avec l’historien Serge Gruzinski, publié dans LE JOURNAL DES EXPOSITIONS en 1999