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Musées du futur

Colloque international

Université libre de Bruxelles, Faculté d’Architecture La Cambre Horta, 19 place Flagey, Bruxelles

mercredi 28 – jeudi 29 – vendredi 30 novembre 2018

Entrée libre

L’art urbain entre pratique illégale et commande publique à l’âge du capitalisme culturel

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Argument du colloque

Comme toutes les grandes villes européennes, Bruxelles est touchée depuis des années par une vague d’interventions artistiques en marge des institutions traditionnellement à la manœuvre pour la gestion de la culture dans l’espace public. Du Street Art aux arts performatifs, nombre de pratiques créatives ponctuent désormais l’espace et le temps des usagers de la ville. Réalisées à l’origine dans la clandestinité et en toute illégalité, leurs auteurs ont gagné d’abord en reconnaissance auprès des citoyens puis des institutions – monde de l’art, autorités publiques, marché privé.

Cette évolution génère des situations inédites qu’il est intéressant d’étudier tant du point de vue de l’esthétique (élargissement du corpus de l’art dans l’espace public) que de la sociologie (reconnaissance de la valeur des œuvres par les citoyens), de la politique (valorisation de l’émergence ou canalisation des forces rebelles), du management culturel (utilisation à des fins de city marketing) ou de l’économie (intégration au marché et à la publicité commerciale). Plus largement, le contexte est celui de la ville créative et des imaginaires urbains à l’ère du Capitalisme tardif, particulièrement à l’endroit d’une tension entre une approche soit libertaire, soit entrepreneuriale de la culture.

Du point de vue des mandataires publics, comment trouver le juste équilibre entre le devoir de garantir ordre et propreté dans la Cité et la nécessité de rester à l’écoute du progrès de la société et particulièrement de l’évolution des enjeux esthétiques urbains ? Du point de vue des créateurs, comment cumuler une volonté de contestation du système avec le désir d’une reconnaissance par le public et les institutions, au risque de se voir associés à des missions de type socio-économique (dynamiser la vie de quartier) ou touristique (augmenter l’attractivité de la ville) ?

L’étude de ces situations émergentes se fera d’une part en les replaçant dans le cadre plus général de l’art dans l’espace public et de la « ville créative », pour prendre du recul, dépasser les polémiques, tirer des enseignements voire énoncer des prévisions quant à l’évolution du terrain. D’autre part, on abordera ces différents enjeux dans l’esprit des Cultural Studies par le décloisonnement des points de vue exprimés (esthétiques, politiques, sociologique et entrepreneurial) de même que des formes d’expression (conférence, récit, table-ronde et projection).

Programme complet

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CARE est un nouveau master en pratiques de l’exposition à Bruxelles
signé académie royale des beaux-arts en synergie avec la centrale for contemporary art

Le mot anglais care vient du latin cura : soin, extraction d’une cavité. Cura hante bien des mots dans beaucoup de langues, et en particulier le mot curator. Depuis le 18ème siècle, la traduction en français est “conservateur“ : celui qui prend soin des collections des musées et organise leur mise en exposition.

Récemment, curator est employé sans nuance pour désigner celui ou celle qui propose une sélection de contenus. Dans le monde virtuel, des data curators choisissent, éditent et partagent des informations. Ils pratiquent une extraction superficielle d’un puits sans fonds : Internet. Tandis que, dans l’effervescence artistique contemporaine, des curators sélectionnent, ex-posent, mettent au-dehors, ce dont ils souhaitent partager leur intérêt, leur conviction, leur quête.

Cura hante le mot curiosité et c’est elle qui guide les nouveaux curators comme elle inspirait les collectionneurs pour leur cabinets de curiosité. Hors du musée, des centres d’art, les nouveaux curators cherchent aussi à fabriquer des espaces autres. Depuis un demi-siècle, on les a vus créer de nouveaux plateaux et autres territoires dans des biennales, des festivals.

Et maintenant ? La production artistique dans les villes occidentales ne cesse d’augmenter et avec elle la nécessité d’ex-poser, faire trace. Il s’agit ici d’inventer votre métier. CARE est un incubateur pour votre projet embryonnaire. Tout l’enjeu sera de contextualiser ; c’est-à-dire créer un format adapté, une communauté et une économie pour les objets de votre curiosité. Soigner leur inscription dans l’espace et dans le temps.

Pauline de La Boulaye, professeure invitée CARE à partir de cette rentrée 2015

Pour plus d’informations :

http://www.centrale-art.be/events/care/

http://www.arba-esa.be/fr/site.php?cid=18&pid=270

English version here : Read More

Visite en 3 actes pour satisfaire la curiosité du visiteur du MuCEM qui pourrait trouver certaines portes closes côté Fort Saint Jean

A ce jour, 8 mois après l’ouverture du MuCEM, la plupart des salles du Fort Saint Jean ne sont pas ouvertes et une grande partie des objets de l’ancien Musée National des Arts et Traditions Populaires (arts forains et du cirque, marionnettes, rites calendaires) demeurent invisibles.

Ce texte publié sur la carte de voeux 2014 de l’agence de muséographie Zendco, en charge du Fort Saint Jean, complètera votre visite.

Bonne lecture ! Accédez à la page 4 ci-dessous ou en cliquant ici

 

Ce texte a été rédigé après un voyage effectué du 27 au 30 mai 2013 suivant l’invitation de l’architecte Zette Cazalas dans le but de commencer à écrire un livre sur trois chantiers muséographiques auxquels son agence Zendco participe :

  • le MuCEM – Marseille – ouverture en juin 2013
  • le Musée des Confluences – Lyon – ouverture fin 2014
  • le Musée de l’Homme  – Paris – ouverture en 2015

Chantiers à suivre sur : www.zendco.com