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Figures de l’errance

Colloque international

Université libre de Bruxelles, Faculté d’Architecture La Cambre Horta, 19 place Flagey, Bruxelles

mercredi 28 – jeudi 29 – vendredi 30 novembre 2018

Entrée libre

L’art urbain entre pratique illégale et commande publique à l’âge du capitalisme culturel

Argument du colloque

Comme toutes les grandes villes européennes, Bruxelles est touchée depuis des années par une vague d’interventions artistiques en marge des institutions traditionnellement à la manœuvre pour la gestion de la culture dans l’espace public. Du Street Art aux arts performatifs, nombre de pratiques créatives ponctuent désormais l’espace et le temps des usagers de la ville. Réalisées à l’origine dans la clandestinité et en toute illégalité, leurs auteurs ont gagné d’abord en reconnaissance auprès des citoyens puis des institutions – monde de l’art, autorités publiques, marché privé.

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conférence pour l’inauguration de l’école supérieure des arts du cirque – ésac, Bruxelles le 20 avril 18

Intention

Le monde est dans la salle, sur les gradins. Le monde ce sont les autres, ceux qui regardent. Ceux qui font fonctionner le « corps social ». Et sans qui le spectacle n’a pas lieu. Les artistes de cirque en font partie, du « corps social » et en même temps, ils / elles sont à la lisière, au bord, à la frontière. Elles / ils questionnent les normes du « corps social » : repoussent les limites des corps, défient la mort, détournent des objets, fissurent les images-écrans, fabriquent des espaces autres, expérimentent des formes d’autonomie collective. C’est ainsi que depuis l’Antiquité, ils / elles dénouent nos regards, désegmentent le monde et assouplissent le « corps social ».

Conférence

J’ai le sentiment que c’est important ce nouveau départ pour l’ésac à Bruxelles en 2018. Parce qu’une école supérieure pour les arts du cirque, c’est rare, c’est fragile et ça n’existe que depuis les années 80 en Occident (mettons de côté la Chine et la Russie.) Read More

paru dans Le Bilan des Auteurs #3, publication de la Scam* Belgique, juin 2016

Voici quatre lieux singuliers à Bruxelles. Quatre lieux qui ont été – un temps – laissés à l’abandon. C’est durant cet épisode de désaffectation, quand plus personne n’est là pour repousser la nature, que l’on se met à les appeler des « friches urbaines ». Il n’y a pas de label, pas de loi qui décrète et reconnaît une friche urbaine. Cela s’installe tout seul dans les représentations collectives du quartier, des passants, dans l’inconscient de la ville. Chacun peut y projeter ses envies, ses angoisses, ses rêves. Cette parenthèse dans la densité urbaine ouvre des perspectives. Jusqu’à ce que la friche soit convertie, re-pro-gram-mée. Mais quand la parenthèse dure, ce qui est courant à Bruxelles, des personnes se mettent à prendre soin de la friche. En l’absence d’affectation, une sorte d’affection lui est portée. C’est ainsi qu’elle devient un territoire alternatif, un lieu où une autre urbanité est possible.

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Lecture in Halmstad (Sweden) 7th of October 2014

Bodies in Urban Spaces, au Festival Theater op de Markt 2012 – Hasselt (BE) © compagnie Willi Dorner (AT) / photo Jan Castermans (BE)

Bodies in Urban Spaces, au Festival Theater op de Markt 2012 – Hasselt (BE) © compagnie Willi Dorner (AT) / photo Jan Castermans (BE)

The International Street Theatre Festival of Halmstad and Fresh Arts Coalition for Europe (FACE) organise PUBLIC: a European seminar dedicated to the social impacts of arts in public space.

During PUBLIC, I presented a condensed version of my lecture series on HOLLOW PLACES touching on urban design as well as artistic practice in these neglected rooms. Pauline de La Boulaye

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Vient de paraître dans le JOURNAL DES EXPOSITIONS – en kiosque depuis le 12 juin 2014

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Michaël Borremans The Preservation 2001  ©Photographer Peter Cox

 

 

 

 

 

Exposition jusqu’au 3 août 2014 au Palais Bozar de Bruxelles en Belgique

du 4 septembre 2014 au 31 janvier 2015 au Tel Aviv Museum of Art d’Israël

du 15 mars au 5 juillet 2015 Dallas Museum of Art aux Etats-Unis

Extrait

Michaël Borremans s’est mis subitement à peindre à l’aube de l’an 2000 alors que l’occident découvrait le net et la culture immatérielle sur un air de fête. Il avait 33 ans, il était professeur d’art, graveur et photographe à Gand en Belgique, son pays natal. C’est arrivé à force de travailler avec les images. Peindre est devenu inévitable pour suspendre le temps, lancer un défi aux images. Read More

Bodies in Urban Spaces, au Festival Theater op de Markt 2012 – Hasselt (BE) © compagnie Willi Dorner (AT) / photo Jan Castermans (BE)

Bodies in Urban Spaces, au Festival Theater op de Markt 2012 – Hasselt (BE) © compagnie Willi Dorner (AT) / photo Jan Castermans (BE)

Les conférences ont lieu 4 mardis de 14 à 16h

21 janvier, 28 janvier, 4 février, 11 février 2014

Institut supérieur pour l’étude du langage plastique  (ISELP)

Bd de Waterloo, 31 B 1000 Bruxelles

Séance : 8 € / 6 €

Cycle 30 € / 20 €

PS : le souvenir d’Yvon Nouzille, agent souple disparu en 2012 à Paris a émergé au cours des conférences. j’ai fait de mon mieux pour parler de son engagement. une rémanence naturelle.

Il y a le creux des friches, les terrains vagues, les no man’s land que les artistes ont toujours affectionnés et que la ville en expansion absorbe. Où sont ces territoires qui n’appartiennent à personne ? Existent-ils encore ? Artistes, marcheurs, creuseurs nous entraînent dans leur quête.

Il y a les nouveaux lieux creux. Ceux-là sont flambant neufs ou tiennent tout juste debout, abandonnés de l’intérieur suite à la défaillance de vision politique et l’omniprésence du capitalisme. Des lieux sans âme, des lieux promenade. Les mots français nous manquent pour les décrire : junkspace, gentrification… L’art y est appelé pour combler le manque. Dans les centres commerciaux, les aéroports, les coffres-forts, les quartiers chics, aux artistes de réenchanter.

Il y a les lieux qui sont creux parce qu’on les a perdus une fois dans notre vie ou parce qu’on les perdra peut-être pour toujours : musées, écoles, bibliothèques, mémoriaux. Ces piliers vacillants de notre civilisation préoccupent les artistes plus que jamais.

Il y a les lieux entre deux états, en chantier, de plus en plus souvent. Artistes, architectes et urbanistes essayent d’œuvrer ensemble, pour le meilleur et pour le pire.

Bref, il y a dans nos villes, une extension du domaine des lieux creux ; soit beaucoup de travail pour les artistes, les poètes et nous tous.

Comme dans une exposition, nous allons analyser un choix de créations plastiques, littéraires ou vivantes qui, ces derniers temps, révèlent, subissent, perturbent ou prennent soin des lieux creux.

Pauline de La Boulaye

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