Borremans, peintre ravisseur

Vient de paraître dans le JOURNAL DES EXPOSITIONS – en kiosque depuis le 12 juin 2014

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Michaël Borremans The Preservation 2001  ©Photographer Peter Cox

 

 

 

 

 

Exposition jusqu’au 3 août 2014 au Palais Bozar de Bruxelles en Belgique

du 4 septembre 2014 au 31 janvier 2015 au Tel Aviv Museum of Art d’Israël

du 15 mars au 5 juillet 2015 Dallas Museum of Art aux Etats-Unis

Extrait

Michaël Borremans s’est mis subitement à peindre à l’aube de l’an 2000 alors que l’occident découvrait le net et la culture immatérielle sur un air de fête. Il avait 33 ans, il était professeur d’art, graveur et photographe à Gand en Belgique, son pays natal. C’est arrivé à force de travailler avec les images. Peindre est devenu inévitable pour suspendre le temps, lancer un défi aux images.

« Tout ce que je dois faire dans mon art doit être vraiment vrai et doit être nécessaire » dit-il avec son accent flamand. Il s’est fait cette promesse dans un autoportrait moral qu’il ne montre que rarement. On y voit un homme torse nu avec un trou noir à l’endroit du cœur. Le trou est comme un pot d’encre ou de peinture dans lequel il plante son pinceau. Douloureux et optimiste, le pinceau perce le cœur tout en y puisant une source véritable.

Cette exigence extrême donne à sa peinture une maturité étrange. Dès le début, il produit des images saisissantes alors qu’il n’a jamais pratiqué la peinture. S’inspirant de maîtres comme Goya, Rembrandt, Vélasquez, ses œuvres ont quelque chose d’académique tout en étant comme vidées de l’intérieur, dépecées.

Très vite, la galerie Zeno X d’Anvers l’expose et le succès est international. Ses œuvres sont achetées par des musées et des collectionneurs, Pinault à Paris, Silverstein à San Francisco. Mais en Belgique que Borremans ne quitte pas, trop attachée à sa lumière, il y a peu d’écho. C’est le mal du plat pays, noué par ses contradictions internes : lumineux et mutique.

La rétrospective 1995-2013 qui a lieu à Bruxelles jusqu’au mois d’août est donc une découverte pour les Belges, surtout francophones, ainsi que pour les Européens qui ont pu voir des bribes à Bâle (2004), Gand (2005), Paris (2006), Hanovre (2009) ou Helsinki (2011) mais jamais un tel panorama : 50 peintures, 40 dessins, films et maquettes. Cette consécration poursuivra sa route en Israël (fin 2014) et aux Etats-Unis (2015).

Fulgurante ascension…

© Pauline de La Boulaye

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– Borremans, peintre ravisseur – 4 pages d’images et de texte –
à explorer cet été dans le Journal des Expositions,
présent dans les kiosques de France, Belgique et Europe
http://www.lejournaldesexpositions.com/

 

 

 

 

 

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